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Les bouillons ou la démocratisation du restaurant

Cette conférence sur les bouillons qui s'est tenue le 18 janvier 2023  s'inscrit parfaitement, comme le rappelle en introduction Élise Lewartowski, pour la Maison de l'Histoire et du patrimoine (MHP) et les Archives départementales du Val-de-Marne, https://archives.valdemarne.fr/, dans le cadre de l'exposition temporaire « Alimentation en Val-de-Marne du XVIIIème siècle à nos jours » présentée à la MHP. Celle-ci s'est achevée le 25 janvier.

L'essentiel de la recherche de Benoît Collas a porté sur les bouillons dans Paris intramuros. Néanmoins, il a ouvert la séance avec une carte postale ancienne d'un bouillon de la Croix d'Arcueil, dans le département de la Seine (actuel Val-de-Marne). Le modèle des bouillons s'est en effet répandu dans la banlieue parisienne, dans toute l'Hexagone mais aussi à l'international avec notamment la chaîne Childs aux États-Unis ou Lyons au Royaume-Uni.

Pourquoi les bouillons?

En 2019, Benoît Collas qui est alors étudiant en master 1 d'histoire est témoin du retour à la mode des bouillons, avec l'ouverture du Bouillon Pigalle par les frères Moussié en novembre 2017. Il y en a eu plusieurs autres depuis dont le Bouillon République en 2021, le Bouillon Chartier de Montparnasse, puis à la Gare de l'Est en 2022. Le Bouillon Julien, rue du Faubourg-Saint-Denis, qui appartient au groupe Flo, date de 1906. L'établissement a été un bouillon puis une brasserie, puis à nouveau un bouillon, en fonction des modes. Benoît Collas a constaté qu'aucune recherche sérieuse n'a été effectuée sur ce sujet des bouillons, qui nous dit-il, « nous paraît familier mais que finalement on connaît assez mal ». Les bouillons, dont le modèle est d'être accessible aux classes populaires et de leur proposer une nourriture simple et saine, s'inscrivent dans les évolutions et les dynamiques du XIXème siècle.

Le travail sur les archives a d'abord été compliqué pour Benoît Collas. Le Bouillon Chartier https://www.bouillon-chartier.com/, rue du Faubourg-Montmartre, le seul rescapé des bouillons du XIXème siècle, qui, depuis, a été racheté par un grand groupe, n'a pas conservé les siennes. À défaut des sources directes d'entreprise, la presse de l'époque numérisée a permis au jeune historien de glaner beaucoup d'informations. Parmi ses sources croisées, des guides, menus de restaurant, de nombreuses cartes postales consultables sur Internet ou photographies du Vieux Paris d'Eugène Atget ou Charles Marville, des écrits divers comme L'invention du restaurant: Paris et la culture gastronomique moderne de Rebecca Spang, ouvrage malheureusement non traduit en français, Les bas-fonds, histoire d'un imaginaire, (Seuil, 2013) de Dominique Kalifa, son directeur de recherche, qui évoque le monde du crime, mais aussi en filigrane la cuisine; ou la littérature dite « panoramique », avec des descriptions du Paris Haussmanien, qu'il faut prendre avec précaution car elles sont plus stylistiques que documentaires.

Qu'est-ce qu'un bouillon?

Ce mot recouvre divers types d'établissements. Bouillir sert à éviter que les aliments se corrompent. C'est la base de l'alimentation pour les classes populaires et pour les élites au XIXème siècle, époque durant laquelle se développe le mouvement hygiéniste. A contrario, l'idée de « rôtir » la nourriture a longtemps été associée à l'aristocratie. Le bouillon est aussi utilisé pour la panacée, c'est-à-dire un remède pour les malades. Ceux-ci ne peuvent digérer d'aliments solides et reçoivent leur apport nutritif grâce au bouillon. Le romancier écossais Tobias Smollett en voyage en France écrit: « Le bouillon est un remède pour le bon peuple de France pour qui on ne saurait mourir après avoir avalé un bon bouillon. »

Au restaurant, dont le modèle est antérieur au bouillon, on mange ce qu'on veut, quand on veut et avec qui on veut. Les premiers restaurants sont luxueux comme celui des trois frères Provençaux, avec des beaux lustres, au Palais-Royal, où tout est à la carte. Par la suite, il y aura des restaurants à prix fixe plus abordables, comme dans le quartier Latin au XIXème siècle. Ensuite, il y aura pour les classes populaires, l'émergence des tables d'hôte, des marchands de vin, des débits de boisson où l'on mange parfois sur le pouce. Au XIXème siècle, les établissements de restauration sont divisés en fonction de leur fréquentation et se distinguent par leur décoration intérieure. Un des textes du corpus de Benoît Collas sépare les cafés-restaurants réputés à l'époque luxueux, et les «gargottes » qui représenteraient tout ce qui est mauvais. En 1828, la Compagnie hollandaise ouvre dans Paris divers débits de vente de bouillon. Paul de Kock, un auteur qui n'est pas resté à la postérité, décrit dans un de ses récits un petit bourgeois qui mange dans un de ses débits hollandais où l'on peut lire le journal. En 1832, il y a une épidémie de choléra en France. Un rapport de l'Académie des sciences recommande aux institutions de se fournir auprès de la Compagnie hollandaise. Elle signe des contrats avec les hôpitaux de Paris, des collèges, des bureaux de bienfaisance... À son apogée, la Compagnie aura une quarantaine de dépôts  jusqu'à ce que la société entre en faillite. Elle sera totalement liquidée en 1854. Son modèle sera copié en vain, notamment par la Compagnie parisienne.

Les bouillons Duval et la postérité 

Le 3 juin 1855, Baptiste-Adolphe Duval inaugure le premier bouillon inauguré au 6, rue Montesquieu, dans le quartier du Palais-Royal à Paris, qui porte son nom et sera la matrice de tous ceux que l'on connaît aujourd'hui. Duval vient de Linas, dans la banlieue sud-ouest de Paris, de parents brasseurs. Sa femme Ernestine, fille de marchand de vins, est issue d'un village de l'Aube. Dès 1840, ils achètent une boucherie, rue Coquillères, dans le quartier des Halles surnommé le « ventre de Paris » Il sera son propre fournisseur quand il ouvrira ses bouillons. Dans un article du Journal de Saint-Quentin et de l'Aisne il est écrit à propos de l'inauguration du bouillon Montesquieu: « Dimanche a eu lieu l'ouverture d'un restaurant qui promet d'opérer une véritable révolution dans l'art culinaire parisien. La vaste salle Montesquieu construite en fer il y a quinze ou vingt ans pour faire un bazar, après avoir servi à une foule de choses, dernièrement une salle de bal, a été transformée en un grand restaurant où cinq cent personnes peuvent dîner à l'aise. Tout n'est que chêne et marbre. Sur chaque table a été placé un double robinet pour fournir de l'eau de seltz à discrétion au consommateur. (…) « On entre et on vous donne un carton sur lequel sont indiquées les choses que l'on peut se faire servir, le pot-au-feu, le potage, le boeuf, le gigot, le veau rôti, les légumes, le dessert. Vous marquez ce qui vous convient et les garçons vous servent aussitôt. » Cette année, c'est aussi celle de l'exposition universelle à Paris, du 15 mai au 15 novembre 1855. Nous sommes alors en plein essor de l'industrie. Les bouillons Duval proposent à bas prix des plats simples mais sains. Tous les bouillons qui ont suivi ont imité le modèle Duval, comme Boulant, qui ouvrira quatre bouillons, et les trois frères Ernest, Camille et Frédéric Chartier à la Belle Époque. Une grande variété d'établissements parmi les quatre cent parisiens recensés utilise le mot bouillon. Cela va du bouillon Duval jusqu'à la simple marchande ambulante. Trois types de bouillons peuvent être recensés: les établissements du genre Duval, le commerce de détail, avec du bouillon à emporter, et des bouillons accolés aux marchands de vin. Chez Duval, il y a un gérant ou gérante par établissement, avec des bonnes à tout faire. Ernestine Duval était gérante d'établissements, beaucoup plus que son mari qui s'occupait surtout de la boucherie. La deuxième exposition universelle en 1867 a été un plus grand succès que la précédente. Et Duval en a bénéficié. L'entreprise Duval fait son entrée en bourse. Quand Duval meurt en 1870, douze nouveaux établissements ont été lancés. Ernestine prendra ensuite la direction des bouillons. Le couple a eu un fils unique Alexandre https://fr.wikipedia.org/wiki/Alexandre_Duval_(restaurateur), qui est connu pour sa vie mondaine. Il a une aventure avec Cora Pearl, célèbre courtisane du Second Empire, pour laquelle il a fait une tentative de suicide. Après son décès en 1922, la société sera rachetée par Félix Potin. Dans les années 1920, la mode est désormais au grill-room, l'équivalent des self-service et le terme « bouillon » devient anachronique. Mais l'âme du bouillon n'a jamais totalement disparue puisqu'il fait à nouveau fureur dans les années 2020. Le mémoire de Benoît Collas doit faire l'objet d'une publication. Le jeune homme planche déjà sur un autre sujet de recherche lié au Paris populaire, les cafés. Tout un programme!

 

Conférence sur les bouillons parisiens le 18 janvier

« Les bouillons ou la démocratisation du restaurant », c'est le succulent thème de la prochaine conférence de l'association Itinéraires et histoire ouvrière en Val-de-Marne (IHOVAM).

Elle aura lieu le mercredi 18 janvier 2023 de 15h à 16h30 à la Maison de l'Histoire et du patrimoine à Champigny-sur-Marne

 

Benoît Collas, le lauréat du prix Jean-Maitron 2021, sera présent pour retracer l'histoire de ces établissements qui ont servi à partir du XIXème siècle de la viande et du bouillon pour un prix raisonnable. Le Paris haussmanien fut l'apogée de cet « omnibus du ventre ». Il n'y aura pas de dégustation sur place mais une chose est sûre ce voyage dans le temps sera un régal!

 

Réservation sur www.exploreparis.com

ou auprès des Archives du Val-de-Marne pour les groupes

0156714560 ou archives.valdemarne.fr

 

Accès

Maison de l'Histoire et du patrimoine

15 rue, de la Prévoyance

94500 Champigny-sur-Marne

0141792790

En transport

RER A arrêt Joinville-le-Pont puis bus 108 et 110 arrêt Aristide Briand le Plant ou bus 201 arrêt Bel-Air

 

Décès de Daniel Grason, ami du Maitron

Notre ami Daniel Grason est décédé ce 22 novembre 2022 dans sa 79ème année.
Cet ancien ouvrier métallo puis journaliste et enfin
historien du Maitron était l'un des plus gros "producteurs" de biographies
pour la période des années 1930-1940. Il avait écumé avec passion les archives de la préfecture de Police de Paris, noté, cliché, rédigé pendant vingt ans, sans
se lasser, toujours soucieux de la justesse de ses informations. Il a signé 3588 biographies dans le Maitron dont 1485 pour le Dictionnaire des fusillés et exécutés. Il était encore présent à la réunion des auteurs de la région
parisienne le 18 octobre 2022 à la Maison des associations du IIIe
arrondissement, avec son éternel sourire de titi parisien. Car c’était un
formidable copain, fraternel, attentif aux autres, l’œil toujours amusé de
celui auquel "on ne lui fait pas".
Nous lui rendrons hommage lors de la journée du Maitron du 7 décembre 2022.
Son inhumation aura lieu le vendredi 25 novembre 2022 à 11 heures au
cimetière de Gennevilliers (24, rue Villebois Mareuil).
Daniel Grason était né le 2 décembre 1943 à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis)
et avait été élevé à Saint-Ouen. Titulaire du CEP et du CAP de tourneur sur
métaux, il avait travaillé à la Saviem à Saint-Ouen, puis comme animateur
dans un foyer de jeunes dans la même ville. De nouveau ouvrier dans une
usine à Gennevilliers, tourneur sur un tour vertical chez Delachaux, il y vécut mai-juin 1968 dont il fit, en 2018, un récit remarquable dans
l’ouvrage "Mai 68 par celles et ceux qui l’ont vécu". Licencié en septembre
1968, permanent de la section communiste jusqu’en 1978. Il fut ensuite
rédacteur en chef, journaliste-photographe pendant quinze ans du journal
local "La Voix Populaire", puis "Agora", publication de l’OPHLM jusqu’en 2002.
Il portait depuis de nombreuses années un regard critique sur le communisme
qu’il qualifiait volontiers de « stalinien » et cherchait dans l’histoire
les raisons de ce qu’il voyait comme un dévoiement du mouvement ouvrier.
Son panel de lecture s’était ouvert à toutes les oppositions et dissidences. Il
avait fait un entretien avec Jean Maitron, à Courbevoie, pour son journal
local au milieu des années 1980, et s’était pris de passion pour l’homme et
pour cette œuvre hors norme qu’était déjà le Maitron.
Depuis sa cessation d’activité professionnelle, il consacra son temps avec
intensité à des recherches en histoire sociale dans différents services
d’archives locales : Gennevilliers, Saint-Denis, Saint-Ouen, Boulogne,
Levallois-Perret, à la BDIC à Nanterre, à la Bibliothèque nationale de
France à Paris, aux Archives de la Préfecture de Police à Paris puis au
Pré-Saint-Gervais, aux Archives nationales à Saint-Denis-Pierrefitte-sur-Seine.
Ses thèmes de recherche étaient les volontaires en Espagne républicaine, les
fusillés et exécutés, les internés et déportés de la Seconde Guerre
mondiale. Il suivait avec régularité et intérêt les réunions du Maitron et
les séminaires sur « Les communismes » organisé par Bernard Pudal et Claude
Pennetier, rue Malher, toujours en quête d’informations et de réflexions sur
l’histoire et les évolutions du mouvement ouvrier, toujours en attente de
plus savoir et de mieux comprendre. Et toujours content de partager le repas
« Chez Momo » après le séminaire du samedi matin.
 
 
Bibliographie
Chausson : une dignité ouvrière, Bernard Massera, Daniel Grason, préface de
Michel Verret. Éd. Syllepse, 2004 ; Éclats du Front populaire, Daniel
Grason, René Mouriaux, Patrick Pochet, Éd. Syllepse, 2006 ; cinq
contributions dans La France des années 1968. Une encyclopédie de la
contestation, Antoine Artous, Didier Epztajn, Patrick Silberstein, Éd.
Syllepse, 2008 ; Notices pour Les fusillés (1940-1944). Dictionnaire
biographique des fusillés et exécutés par condamnation et comme otages ou
guillotinés en France pendant l’Occupation, sous la direction de : Claude
Pennetier, Jean-Pierre Besse, Thomas Pouty et Delphine Leneveu, Éd.
L’Atelier, 2015 ; Contribution à l’ouvrage Mai 68 par celles et ceux qui
l’ont vécu, « On ne disait pas « je pars au travail », mais « je vais au
chagrin », coordonné par Christelle Dormoy-Rajramanan, Boris Gobille et Erik
Neveu, Éd. L’Atelier, 2018.

Conférence sur les plaques commémoratives

Plaque à Bry-sur-Marne-crédit Le Maitron

 

 "Ce que les plaques de rue nous disent de l'Occupation et de sa mémoire"

C'est l'intitulé de la conférence qui se tiendra à l'initiative de l'IHOVAM le mercredi 14 décembre de 15 h à 16h30 à la Maison de l'Histoire et du patrimoine à Champigny-sur-Marne.

Depuis la Libération, des plaques commémoratives signalent des événements, des exécutions de personnes qui ont marqué l'histoire de la Seconde Guerre mondiale.

Maître de conférences à l'université de la Sorbonne nouvelle, Céline Largier-Vié interrogera à cette occasion les rythmes de ces reconnaissances, leurs évolutions mais aussi le rôle de ces objets mémoriels dans la perception de cette période.

 

 Comment s'y rendre?

Maison de l'histoire et du patrimoine
15 Rue de la Prévoyance, 94500 Champigny-sur-Marne
 
RER A, arrêt Joinville-le-Pont puis bus 108 et 110 (arrêt Aristide Briand - Le Plant) ou 201 (arrêt Bel-Air)

 

Journées Maitron 2022

Journées Maitron 2022

Mardi 6 décembre 2022-Mercredi 7 décembre 2022

Campus Condorcet, Aubervilliers. Auditorium 150.

 

Métro Front populaire ligne 12, sortir vers la rue Waldeck Rochet, le bâtiment des colloques est à gauche en sortant du métro.

(Contact en cas de problème 06 23 79 54 12)

Présence d’une libraire tenue par Raul Mora Lassala de la coopérative Envie de lire.

Mardi 6 décembre 2022

10h. Présentation générale de la Journée. Claude Pennetier

10h30 Historique,  esprit du site , fonctionnement du site maitron.fr, par Jean Sylvestre, éditeur en informatique, créateur cédérom Maitron et du site. Débat

Pause

11h De la consultation publique du site à l’usage de la « recherche avancée ». Rachel Mazuy, Claude Pennetier, Julien Chuzeville

11h30 Mettre en ligne ses notices, par Julien Chuzeville

12h Le cas des fusillés, par Jean-Luc Marquer et Annie Pennetier

12h30 -14h. Repas libre. Il y a des restaurants dans le quartier.

14h. La communication du Maitron et du site. Table ronde avec Rachel Mazuy, Julien Le Gros

14h30 Présentation d’autres sites en dialogue avec Le Maitron

Le musée de la Résistance en ligne, par Fabrice Bourrée (Fondation de la Résistance)

Site Mémoire vive des convois des 45000 et 31000 d’Auschwitz-Birkenau,  présenté par Pierre Labate

Pause

15h 45. Méthodes de balisage et usages avancés du site Maitron.

 

 

 

 

Mercredi 7 décembre

L’assemblée générale des Amis du Maitron est ouverte à tous les adhérents/adhérentes à jour de leur cotisation.
La suite de la journée est entièrement ouverte au public. Afin de faciliter l’organisation, nous vous remercions de nous signaler votre présence par mail (
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.), en précisant votre participation à la matinée/au buffet amical/à l’après-midi.

 

8h45 – Accueil

9h00 – Assemblée générale de l’Association des Amis du Maitron

Pause

11h15 – « La Guerre d’Espagne entre avancées historiographiques et débats médiatiques » avec Mercedes Yusta Rodrigo, Rémi Skoutelsky et Pierre Salmon.

Les contre-vérités franquistes encore diffusées récemment en France, avec des relais dans la presse, ont  provoqué de vives réactions des historiens de l’Espagne. C’est l’occasion aussi de rappeler le travail du Maitron sur la guerre d’Espagne et surtout les avancées historiographiques qui éclairent l’histoire de l’Espagne républicaine.

 

12h15 – Buffet dans le foyer, dans le même bâtiment. Margarita-solidaire, cuisine brésilienne.

14 h.- Table ronde autour du Dictionnaire Belgique à paraître début 2023 avec Francine Bolle, Renée Dresse, Martin Georges et (sous réserve) Jean Puissant.

15h-16h. Réviser les biographies du Maitron du XIXe siècle, table ronde avec Julien Chuzeville, Jean-Louis Robert, et (sous réserve) Michel Cordillot

16h-17h- Pistes pour aborder la période 1968-1981. Table ronde avec Bernard Giroux (les milieux chrétiens, l’action catholique de la jeunesse), Rachel Mazuy (intellectuels et artistes), Claude Pennetier (mai 68 et suite).

 

17h. Remise du prix Jean Maitron 2022

Cocktail offert par l’UNSA, au foyer

 

 

 

Les fusillés du Val-de-Marne

Samedi 12 mars 2022, 15h. Conférence {{Les fusillés du Val-de-Marne}} par Annie et Claude Pennetier, Maison d'histoire et du patrimoine, Champigny-sur-Marne, 15 rue de la Prévoyance.

"La chanson des bords de Marne"

Conférence "La chanson des bords de Marne"

mercredi 30 septembre 2020

 

en musique et en film

Maison de l'histoire et du patrimoine du Val-de-Marne

15 rue de la Prévoyance Champigny-sur-Marne

Parking 13 rue Pierre-Marie Derrien (face au 12, piliers en brique)

RER Joinville. Bus 108, 110, 201

Accueil(15h)

Rosine Lheureux, directrice des Archives départementales du Val-de-Marne

 

Introduction historique

Claude Pennetier, président de l'IHOVAM

 

L’esprit « chanson des bords de l’eau » dans les collections filmiques des Archives départementales du Val-de-Marne

Elise Lewartowski, Archives départementales du Val-de-Marne

Seront diffusés et commentés des films valorisant les bords de Marne et l’esprit guinguette des années 1930 aux années 1950 avec, notamment « A la Varenne » de Jean Dréville, des extraits montrant la guinguette « chez Gégène », ou encore les bords de Marne, version riviera.

 

Ah, le petit vin blanc! Histoire d’une chanson mythique.

En musique

Michaël Andrieu, musicologue

Après avoir abordé l'analyse musicologique de la chanson, nous nous attacherons aux reprises, aux évolutions et aux adaptations de la célèbre chanson glorifiant les bords de Marne. De quoi découvrir des interprétations originales... ! Ensuite, nous questionnerons la notion de territoire véhiculée par la chanson et l'imaginaire collectif qui y est rattachée.

Débat avec la salle

 Assemblée générale de l’association Ihovam (17h-18h)

 Dans le cadre de l'exposition qui se termine ce jour-là

 

 
 
Journées européennes du patrimoine
La chanson française à l'honneur
 
 

 

Le 19 juin 2020

 

Cher.e.s ami.e.s,

Espérons que vous avez vécu sans encombres graves la crise sanitaire du printemps.

Elle a perturbée le fonctionnement de notre association.

Les initiatives prévues par l'IHOVAM (Maitron Val-de-Marne) pour la fête de la musique (21 juin) ont été rendues impossibles par la situation sanitaire~: visite de l'exposition "Si la banlieue m'était chantée" et concert de Manu Lods.

Elles sont reportées à la Journée européenne du patrimoine, les samedi 19 et dimanche 20 septembre:  visite de l'exposition "Si la banlieue m'était chantée" et concert de Manu Lods le dimanche après-midi (avec le conseil départemental). De plus, des ateliers pour les enfants seront organisés par les Archives départementales autour du thème de la chanson.

Il y aura certainement une autre initiative le 30 septembre autour des chansons du Bord de Marne, moment  qui marquera la fin de l'exposition "Si la banlieue m'était chantée" à la MHP.

Dans le cadre de l'exposition organisée par l'IHS sur le Congrès de Tours (100e anniversaire), d'octobre à janvier, une conférence aura lieu le mercredi 16 décembre 2020: Un regard val-de-marnais sur l'année 1920 (grèves des cheminots de Villeneuve-Saint-Georges, vie syndicale et politique en banlieue Sud-Est pendant l'année 1920).

Vous serez tenus au courant par notre site ihovam.fr

Bon mois de juin et amitiés.

Claude Pennetier

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Nous sommes en retard pour les adhésions IHOVAM. Il nous serait agréable de recevoir vos cotisations.

Les envoyer à Annie Pennetier, 31 rue Gabriel Péri 94000 CRETEIL

Tarifs: 20 euros, 40 ou plus pour le soutien.

 

Cher.e.s ami.e.s

En raison de l'état sanitaire, les initiatives prévues le 18 mars 2020 à la Maison d'histoire et du patrimoine du Val-de-Marne (visite de l'exposition; conférence; assemblée générale de l'IHOVAM) sont annulées et reportées à des jours meilleurs.

En attendant, prenez soin de vous!

Claude Pennetier, président de l'IHOVAM

 

 

DAVISSE Daniel [né HERZ Daniel]

Né le 7 juillet 1938 à Hambourg (Allemagne), mort le 29 mars 2020 à Créteil (Val-de-Marne) dans le cadre de la crise sanitaire du coronavirus ; instituteur puis permanent ; secrétaire de la section communiste de Vitry (Seine, Val-de-Marne) ; collaborateur de Charles Fiterman et chef de cabinet au ministère des transports (ministère Charles Fiterman) ; secrétaire de la section communiste de Vitry-Plateau ; maire de Choisy-le-Roi (Val-de-Marne) depuis 1996 ; conseiller général depuis 2004.

IHOVAM
Archives départementales du Val-de-Marne
 
"La chanson des bords de Marne"

Conférence en musique

Mercredi 18 mars 2020 :  15h-17h
avec Michaël Andrieu, docteur en musicologie

                        Maison de l'histoire et du patrimoine

                        15 rue de la Prévoyance à Champigny-sur-Marne

Dans le cadre de l'exposition « Si la banlieue m’était chantée. Chansons et société en Val-de-Marne du XIXe siècle à nos jours »

Sera précédée d'une visite commentée de l'exposition (14h-15h) et suivie de l'assemblée de l'IHOVAM (Itinéraires et histoire ouvrière en Val-de-Marne). Site :  ihovam.fr Contact  : 06 23 79 54 12

 

Approfondir une thématique abordée dans l’exposition temporaire « Si la banlieue m’était chantée. Chansons et société en Val-de-Marne du XIXe siècle à nos jours » sous une forme vivante qui permettra de :

  • contextualiser le développement des chansons du bord de Marne ;
  • découvrir les parcours de ses artistes ;
  • visualiser la réalité « mythique » de ces bords de Marne à travers des films d’archives ;
  • découvrir l’histoire musicale d’une œuvre majeure du répertoire « Ah le petit vin blanc » avec Michaël Andrieu.

 

Intervenants : Rosine Lheureux, Directrice des Archives départementales du Val-de-Marne ; Michaël Andrieu, Musicologue ; Elise Lewartowski, Responsable de l’action culturelle et éducative aux Archives départementales du Val-de-Marne~; Annie Pennetier, Historienne, co-commissaire de l’exposition, membre de l’Ihovam ; Claude Pennetier, Historien, co-commissaire, président de l’Ihovam

 

 

Calendrier 2020

 

Journées européennes du patrimoine

 

A la Maison de l'histoire et du patrimoine du Val-de-Marne à Champigny-sur-Marne

les  samedi 19 et dimanche 20 septembre 2020

La chanson française mise à l'honneur.